L'augmentation du prix de l'assurance habitation

Pourquoi le prix de l'assurance habitation augmente-t-il ? Augmentation des sinistres et évolution du coût de la construction. Comment refuser une augmentation de sa prime d'assurance.

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Vous êtes titulaire d'un contrat d'assurance habitation ? Vous vous demandez sûrement pourquoi votre assurance augmente. Dans cet article on vous donne toutes les explications pour en comprendre les raisons.

Pourquoi l'assurance habitation augmente-t-elle ?

La possibilité d'augmenter le prix de l'assurance habitation est fixée dans les Conditions Générales du contrat. L'assureur peut choisir de l'appliquer en tenant compte de nombreux facteurs.

L’augmentation du nombre de sinistres

Votre assureur peut décider d'augmenter le montant des cotisations de tous ses assurés, s'il constate une augmentation importante du nombre et du coût global des sinistres. Cette augmentation peut notamment être liée à la multiplication des dégâts des eaux ou des vols.

Le coût de la vie a augmenté de 0,9 % entre 2019 et 2020. L'assurance habitation a subi, quant à elle, une hausse moyenne de ses cotisations entre 1 et 2 % selon les compagnies d'assurances, plafonnée à 5 % pour certains contrats.

Votre assureur cherchera donc à trouver le bon équilibre entre les cotisations qu'il perçoit et les sinistres qu'ils règlent, afin de rester solvable. Il va alors décider d'un pourcentage d'augmentation de prime applicable à l'ensemble de ses contrats d'assurance habitation.

Si vous avez déclaré des sinistres durant l'année écoulée, votre assureur pourra également décider de vous appliquer une majoration supplémentaire, qui viendra donc en complément de celle appliquée sur tous les contrats.

Parce que l'année 2020 a été marquée par une baisse du nombre de déclarations liées au confinement, certains assureurs ont choisi de limiter les augmentations de cotisation ou d'en reverser une partie à leurs assurés ou à des associations.

À noter que les années marquées par des évènements climatiques engendrent des dépenses plus importantes pour les assureurs. A titre d'exemple, les catastrophes naturelles ( inondation, tempête , sécheresse) ont représenté 3 milliards d’euros de dégâts, en 2017, selon la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Malheureusement, la tendance ne devrait pas s'inverser en raison du dérèglement climatique et les experts prévoient une augmentation du nombre et de la gravité des catastrophes naturelles dans les années à venir, ce qui aura un impact mathématique sur les primes d'assurance. La FFA prévoit ainsi un doublement de la facture des évènements climatiques à l'horizon 2040, toujours selon les prévisions.

La modification de votre cotisation prendra effet à l'échéance anniversaire de votre contrat et sera notamment visible sur votre avis d'échéance.

Des changements au niveau de la Loi

Les cotisations d'assurance ne sont pas soumises à la TVA. Vos contrats incluent néanmoins une taxe fiscale que les compagnies d'assurances collectent pour les reverser à l'État comme la taxe sur la garantie responsabilité civile, incendie ou protection juridique par exemple.

L'État peut décider d'augmenter unilatéralement ces taxes ou demander l'application d'un prélèvement forfaitaire sur une nouvelle garantie ce qui aura un impact sur le montant de la prime d'assurance.

Votre cotisation comprend également des contributions qui servent à financer divers fonds ou organismes de solidarité nationale. L'un des plus récents ? La création du Fonds de Garantie des victimes des actes de terrorisme, en 2016, qui permet d'indemniser les victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions.

Le montant forfaitaire de cette contribution a été fixé par décret à 5,90 € par contrat d'assurance. Seuls les contrats d'assurance-vie et de dépendance en sont exonérés. Ce montant peut être amené à évoluer.

Enfin, certains changements de loi peuvent ponctuellement impacter l'évolution des cotisations d'assurance, comme cela a été le cas en 2015, pour la Loi Hamon qui a clairement rendu facile la résiliation des contrats d'assurance. Pour éviter de voir leurs assurés les quitter, les assureurs ont parfois dû revoir cette année-là, les cotisations à la baisse ou ne pas les augmenter.

L’augmentation du coût de la construction

L'indice du coût de la construction peut servir de base de calcul aux augmentations annuelles des primes d'assurances lorsque cela est prévu dans vos Conditions Générales. L'assureur majore ainsi ses primes dans une proportion égale à celle de l'augmentation du coût de la construction. La Fédération Française du Bâtiment est chargée de la parution trimestrielle de cet indice.

Quelle évolution ces dernières années ?

Le constat est là. L'inflation n'a pas autant augmenté que les primes d'assurances habitation. À ce titre, entre 2008 et 2017, l'inflation a connu une hausse de 9 % alors que l'augmentation du prix de l'assurance habitation a fait un bond de 34 %.

Peut-on contester une hausse tarifaire ?

Les hausses sont faites pour couvrir les risques de sinistres et sont généralement prévues contractuellement. L’assuré a la possibilité de résilier en raison d’une augmentation de tarif, lorsqu’il reçoit son avis d’échéance.

La Loi Hamon donne la possibilité de résilier son contrat d'assurance lors de la réception du nouvel avis d'échéance majoré.

Il est néanmoins intéressant de comprendre que les hausses de primes d'assurances viennent garantir le remboursement des sinistres dont l'assuré peut être victime. La course à l'assurance la moins chère n'est pas obligatoirement un bon calcul.

Est-ce un motif de résiliation de son contrat d'assurance ?

Si vous n'êtes pas satisfait de la nouvelle cotisation proposée par votre assureur, vous pouvez bien évidemment résilier votre contrat d'assurance habitation, dès réception de votre avis d'échéance en respectant le préavis fixé par votre contrat pour une résiliation à l'échéance.

Grâce à la Loi Hamon, passé la première année, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment, facilement et sans avoir à vous justifier.

Pas d'augmentation chez Luko

Luko n'a procédé à aucune augmentation de prime depuis son lancement. Notre modèle économique passe par une prévention active des sinistres et une gestion innovante : le Giveback.

Découvrez comment nous préservons vos intérêts et repensons le monde de l'assurance habitation.

Comment réduire le coût de son assurance habitation ?

Soigner son profil assuré

Avoir un profil assuré le moins risqué possible est un point important pour limiter le coût de son assurance habitation :

  • évitez de construire ou d'habiter dans les zones à risques comme les zones inondables, les zones de carrière, etc. ;
  • entretenez régulièrement votre logement ;
  • installez des solutions domotiques comme la vidéosurveillance pour prévenir les vols et les dégradations.

Ajuster les garanties de l'assurance habitation

Ajuster les garanties de votre contrat et le montant du capital mobilier à votre situation : ni plus ni moins. Prenez en effet le temps de vérifier que vous avez bien besoin de chacune des garanties incluses dans votre contrat d'assurance habitation. Sur assurer votre bien ne vous donnera pas une plus grande indemnité en cas de pépin.

Ajuster sa franchise

La franchise correspond à la somme pouvant rester à votre charge lors d'un sinistre. Son application diminue votre indemnisation. Pour cette raison, plus le montant de la franchise est élevé, plus le montant de votre cotisation peut être revue à la baisse et à l'inverse si vous demandez la baisse de votre franchise, votre prime d'assurance sera majorée.

Ajuster sa franchise est donc un bon moyen de faire baisser sa cotisation. Il faut toutefois faire attention à ce qu'elle reste supportable pour vous.

N'hésitez pas à prendre contact avec votre assureur pour une étude personnalisée des franchises de votre contrat d'assurance habitation.

Cet article a été confectionné avec beaucoup de soin et d’attention par nos experts afin de vous offrir un éclairage sur le monde de l’assurance. Néanmoins, celui-ci n’a pas vocation à se soustraire aux conseils de professionnels juridiques et immobiliers.